Comment les bijoux ont traversé les décennies, des années 20 à nos jours

Oubliez les clichés : un simple bijou n’a jamais été qu’un accessoire. Au fil des décennies, chaque bracelet, chaque bague raconte un pan de notre histoire collective, bien plus qu’une question de goût ou de tendance. Derrière chaque éclat, il y a un écho de l’époque et le reflet d’une société en mouvement. L’odyssée des bijoux, de l’entre-deux-guerres à nos jours, se lit comme un roman dont chaque chapitre explore une facette de créativité, de technique et d’audace. La bijouterie, ce n’est pas qu’un art : c’est un signal que l’on envoie au monde, et parfois, à soi-même. Les créateurs de la bijouterie Nouvel Amour ne s’y trompent pas, eux qui, aujourd’hui, mêlent savoir-faire ancestral et liberté moderne.

Les Années 20 : L’Art Déco prend le pouvoir

Les années 20 n’ont pas volé leur réputation de décennie débridée. Le style Art Déco s’impose, avec ses motifs géométriques et ses lignes franches. Fini les fioritures : place à la rigueur et à l’élégance. Les diamants côtoient les perles, les pierres précieuses s’alignent sur des colliers sautoirs et des bracelets manchette. Les broches se multiplient, scintillant sur les robes de soirée. À cette époque, accumuler les bijoux n’est pas un excès, mais une revendication. On s’affiche, on s’affirme, la nuit, surtout, où chaque femme veut briller comme les lumières des bals parisiens.

Les Années 30 et 40 : Hollywood dicte la tendance

L’arrivée d’Hollywood bouleverse tout. Les stars deviennent des références, et leurs bijoux des modèles à suivre. Dans les années 30 et 40, les pièces gagnent en volume et en éclat : larges clips d’oreilles, broches spectaculaires, accumulation de bracelets. Mais la Seconde Guerre mondiale redistribue les cartes. Les métaux précieux viennent à manquer, la créativité doit se réinventer. Place à la bakélite, aux plastiques colorés, aux solutions inattendues. Les artisans transforment la contrainte en tremplin : les bijoux deviennent plus accessibles, plus inventifs. Une broche en plastique, portée fièrement sur un tailleur, symbolise autant l’élégance que la débrouillardise de l’époque.

Les Années 50 : Retour à la délicatesse

Après la rigueur des années sombres, les années 50 marquent le retour de la grâce et du raffinement. Les bijoux se font plus fins, plus féminins. Les rangs de perles s’invitent autour des cous, véritables classiques de la garde-robe féminine. Les diamants conservent leur place de choix, propulsés par des campagnes comme celle de De Beers qui grave dans toutes les mémoires que « Un diamant est éternel ». Les ensembles coordonnés, boucles d’oreilles, colliers, broches, font fureur. À cette époque, le bijou ne s’impose plus par la taille, mais par la subtilité de l’éclat et la maîtrise du détail.

Les Années 60 et 70 : Couleurs, matières, liberté

Difficile de parler des années 60 sans évoquer l’explosion des couleurs et des formes. Les bijoux s’émancipent, adoptent le plastique, le métal, le verre teinté. Les designs psychédéliques s’imposent, les tons se veulent francs, presque provocateurs. Ce souffle de liberté traverse les années 70, où l’on privilégie les pièces imposantes, les pierres naturelles, le mélange des styles. Le bijou devient un manifeste : on l’affiche pour revendiquer son amour de la nature, ou son esprit bohème. Porté en superposition ou choisi pour sa singularité, il accompagne les mouvements sociaux et la quête d’authenticité de toute une génération.

Les Années 80 et 90 : De l’exubérance à la sobriété

Les années 80 ne font pas dans la demi-mesure. Les bijoux se veulent voyants : grosses chaînes dorées, boucles d’oreilles créoles, montres tape-à-l’œil. Rien n’est trop imposant, rien n’est trop voyant. La mode est à la démesure, au clinquant assumé. Puis, le vent tourne. Dans les années 90, la tendance s’inverse : le minimalisme entre en scène. Les lignes se simplifient, les matières industrielles comme le titane ou l’acier inoxydable deviennent des références. Un bracelet fin, une bague épurée : désormais, la discrétion est la nouvelle élégance. On privilégie la qualité à la quantité, le détail à l’accumulation.

De 2000 à aujourd’hui : Entre héritage et modernité

Depuis le début du XXIe siècle, la bijouterie navigue entre nostalgie et innovation. L’attrait pour le vintage se conjugue avec l’envie de pièces uniques façonnées à la main. Le secteur adopte aussi les technologies nouvelles, pour repousser les limites de la création. Un exemple ? Nouvel Amour, qui marie artisanat d’atelier et design contemporain pour proposer des bijoux à la fois actuels et intemporels. Leur démarche va plus loin : choix de matériaux écologiques, production éthique, attention portée à la durabilité. Porter l’une de leurs créations, c’est affirmer un style, mais aussi une conscience, celle d’une mode respectueuse et engagée.

Au fond, la trajectoire des bijoux, du faste des années 20 à l’engagement responsable d’aujourd’hui, trace le portrait changeant de notre société. Chaque décennie y a laissé son empreinte, entre audace, adaptation et quête de sens. À travers une pièce signée Nouvel Amour ou un héritage familial, un bijou ne se contente jamais d’orner : il prolonge ce dialogue silencieux entre notre époque et celles qui l’ont précédée. Qui sait ce que diront les bagues et pendentifs de demain ?

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